Parfois ils se placent devant mes yeux
Dans une attitude qui leur était familière
Souvent à l’heure où la terre fume
Augurant d’une chaude journée
Ou conséquence d’une nuit glaciale
Toute entière dévolue à chasser les cauchemars
Ils se trouvent à l’endroit précis que je souhaite observer
Puis-je présumer qu’ils m’attendaient
Ils n’ont que peu d’expressions
M’enveloppent de senteurs anciennes
Et d’impressions de déjà vu
Qui me projettent à l’intérieur
D’une heure quelconque du passé
Dont la vivacité me surprend
Fallait-il pour qu’elle meure que je la pénètre de nouveau
Enfin ils disparaissent
Et persiste un instant dans l’air matinal
L’exhalaison âcre de leur déconvenue
Ont-ils oublié une fois encore
Que dans le lieu où ils me veulent
Je suis tout aussi fantôme qu’eux
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