Quand le jour décline
L’heure hésite souvent
Entre angoisse et quiétude
Dans les demeures
On se frotte les mains
L’une contre l’autre
Sans savoir pourquoi on fait ça
Car fait-il chaud ou froid
Le corps n’en sait rien
Pas plus que l’esprit
Les chiens comme à leur habitude
Repoussent l’obscurité
En aboyant sous les fentes
Des portes d’entrée
Avant d’aller se coucher
Près d’une ampoule électrique
Plus tard les heures s’interrogent
Les rêves ont-ils besoin d’espace ?
Et si oui de combien ?
Et si non pourquoi ?
Comment fait le marcheur de ce songe-ci
Pour se rendre de là à là
Si les distances n’existent pas ?
Car il marche c’est un fait
Il court même parfois
De quelle matière est-il fait ?
Cellulaire ? C’est peu probable
Alors quoi ?
À minuit tapant
Les chiens comme à leur habitude
Se retournent du côté loup
Et vont planter leurs canines
Dans la chair d’une nuit
Trop agitée à leur goût
Qui se met à pisser
Un sang couleur
De ciel matinal
Non ! Pas déjà le jour
Déplore le marcheur
Le jour ne mène nulle part
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