
Songe d'une nuit ardoise
Mes malheurs
Sont en craie
Et il pleut
"Je ne fais pas partie du mouvement de la rue, puisque je le contemple." Virginia Woolf

Des mains ont ce pouvoir
De te faire venir
Je viens dis-tu
Sans l'avoir voulu
Et ces mains
Qui te savaient partie
Où vont-elles te chercher ?
Je viens tu le répètes
Sans l'avoir voulu
Tes lèvres comme pistil
Orné d'or poudreux
Ces mains comme abeilles
Qui le ravissent au lois
Pour prix de ta venue
Je viens tu le répètes encore
D'où viens-tu ?
La belle traduction en italien de ce poème est en lecture sur le site de Marcello Comitini
https://marcellocomitini.wordpress.com/2019/11/11/gabrielle-segal-bee-ita-fr/

Souvent je vais m'asseoir
À l'ombre d'un doute
Ici les vérités fausses ou vraies
Ne passent qu'à travers quelques brèches
De lumière tamisée
Et cela me suffit
Ou bien c'est encore trop
Et je ferme les yeux
Je me sens comme un fruit
Tombé sans heurt de l'arbre
M'imagine qu'un paon-du-jour
Se pose sur ma chair
Afin que les vérités pensent
Mes yeux ouverts
Cependant que je rêve