Mes prières inhabitées Montaient montaient Montaient Au delà de montagnes Pas plus hautes que mes essoufflements Puis retombaient Dans la pénombre d'une face cachée Qui broie Tout espoir d'une terre sans objets Comment pouvais-je vivre sans être Comment le pouvons-nous Et pourquoi laisser faire Mes prières à présent Accueillent le silence Comme hôte évident Elles ne sont plus prières mais menaces Puis chant Pas de pardon ? Tant pis Pas de pardon pas de pardonnés Mais des montagnes hautes Des neiges éternelles Des morts strictement naturelles Des danses pour qu'il pleuve Des cuisses écartées par leur propre désir