J’épouse lentement la forme de ce jour
Sans y avoir consenti
Jour que je nomme ainsi
Bien qu’étant vide d’heure
Et d’esprit de saison
Pâle obscurci
Par la ramure tordue
D’un chêne possédé
Nuit contrefaisant le jour
Qui me tord les mains
Et fouille dans mon cœur
Comme dans un vieux sac
À la recherche d'un reste de sourire