Carpere

Oh je le sais
Ecrire ne sert à rien
Et je suis là pourtant
Cherchant dans le dédale
Le fil de ma pensée
Arborant l’air buté
Propre à l’affamé
Qui s’improvise cueilleur
Ecrire est aussi vain
Que de croire
La faim se satisfaire
De quelques baies glanées
Et je suis là pourtant
Et tant d’autres sont ainsi
Cheminant dans leur tête
Où le monde est entré
Nu
Volontairement muet
Se brisant comme du verre
Aussitôt l’œil passé

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