
Jeunes nous avons tant d'ennemis Et nous marchons vers eux Que faire d'autre Mais sans hargne sans armes En traînant le maigre passé derrière nous Comme un chien malade Que personne n'a le cœur d'abattre À cause de son regard Et d' un rêve qu'on fait tous Pauvre chien que l'on martyrise En voulant l'épargner Avance je t'en prie avance La vie plus forte que tout Jeunes on le pense Mais non Mais non Quand enfin nous trouvons Le courage d'achever la bête Il est trop tard Elle est déjà morte Nous la tuons quand même Que faire d'autre Une deuxième fois Et encore et encore Et la guerre attendue Qui ne vient pas Et les yeux morts du maigre passé Qui finiront par nous hanter Jeunes nous apprenons Trop tard Que la jeunesse N'est pas un temps donné Qu'aucun temps ne se donne À personne Et jamais Toile de Marie Laurencin Femmes au chien 1924 -1925 Paris, musée de l'Orangerie ©
J’aime beaucoup et tant pis si je dis une bêtise, je lui trouve un petit parfum médiéval à ce poème pourtant très moderne…
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Ce n’est pas du tout une bêtise, j’aime assez l’idéée de placer la génèse de ce texte dans ce temps médiéval si riches de poésie et de drames.
Je vous souhaite un bon, un très bon weekend !
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Votre texte a une résonance particulière pour moi, parce que l’an dernier, dans mon village, une jeune fille, une enfant de 13 ans s’est pendue… parce qu’on lui avait enlevé son téléphone… Je crois que je ne comprends plus ce monde, mais peut-être n’y a t-il rien à comprendre…
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Ce terrible témoignage symbolise malheureusement la tournure qu’a pris l’humanité, remplaçant l’être par l’objet.
Je regrette d’avoir réveillé ce souvenir en vous par ce poème.
Toutes mes amitiés, Francine.
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Très beau partage.. Merci 🙏⭐⭐⭐⭐⭐
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Merci pour vos excursions sur ce site.
Bonjour à ma chère Bretagne.
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touché coulé
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Touché, coulé. Sauvé. Il y a toujours quelqu’un, non ?
Belle journée à vous.
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… « il y a toujours le soleil » 🙂
de là à être sauvé, qui sait
à vous également Gabrielle
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Jeunes, on ne comprend pas. Avec le temps et avec la prise de conscience on constate que c’est trop tard la mort à l’âme,
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Il faudrait que le savoir de l’expérience vienne avant la vieillesse. Mais alors,nous serions prudents et ça serait sûrement ennuyeux.
Je vous souhaite une belle journée, Charef.
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Des mots criants de douleur, de vérité et d’humanité. Comme toujours votre poésie me bouleverse…
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Que vous répondre…
Je vous envoie toute mon amitié.
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C’est beau et émouvant et la toile de Marie Laurencin superbe.
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J’aime beaucoup cette douceur mélancolique de Marie Laurencin.
Je vous remercie d’être passée ici et d’avoir pris le temps de l’échange.
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Très touchant ce texte
Super bien
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Merci beaucoup.
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Une vérité bien douloureuse.
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Le poème est parfois dénué de fioritures.
Je vous souhaite une belle soirée, irina.
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