
Je te dis à toi qui annonce le jour qui vient N'écarte pas tant les rideaux Ne regarde pas tant dehors La nature est là sur les draps Comme un champ d'herbes hautes Impropre à nourrir les bêtes de somme Et vibrant d'insectes car parsemé de fleurs Qu'ailleurs on coupe Comme on coupe le soir la lumière dans les favelas Parce que c'est trop de voir La misère briller Et même sur les flancs d'une colline de boue Je te dis à toi qui annonce le jour qui vient Garde la nuit en toi autant que tu le peux Comble serrures orbites et fissures Pour faire le noir Et dehors jette en pluie cette cendre – Qui est la fin de toute chose Ou le commencement ou rien – Pour faire la saison
Toujours difficile de commenter un poème, mais il est bouleversant, tant de choses sont dites à travers ce rideau de hautes herbes!
(très belle photo)
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Bonsoir Almanito,
Merci.
Les images vont et viennent à la lecture d’un poème.
Je vous envoie mon amitié.
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J’ai été très sensible à son rythme . J’ai senti les herbes hautes sur mes mollets…
(C’est drole parce que vous etes en train de commenter chez moi…)
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Ce poème me touche profondément, peut-être parce qu’il m’arrive de voir «la misère briller»…
Merci, Gabrielle.
Avec mon amitié.
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Oui tout comme je la vois briller et vois ceux qui refusent de la regarder.
Belle soirée a vous, Francine et bienvenu à votre Printemps québécois !
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Bien joli corps en vérité.
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Je le pense aussi.
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Lorsqu’on a ne nez dans les pâquerettes, tout paraît géant
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Oui, une agréable sensation.
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la nature sur les draps
comme un champ d’herbes hautes
… et le bercement naît
sans même que j’y fasse
ni même que j’y sois…
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Merci, Caroline, pour ces vers qui font naître d’autres images en moi.
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