Bleu de demeure

le temps qui  reste est  enfin le temps qui va rester


regarde

la lumière dans la pièce
naissant des courbes et des creux
la peau de la saison
recouverte de bleu Klein 


entends

les mots que vous vous dites
insonores et liquides
lents 

étreins

Les peurs devenues  aussi chaudes
que le pelage de la féline
et qui  se laissent tomber
à sa façon dolente
contre le ventre de l’aimée


ne compte plus

c’est enfin là de vivre cette jeunesse 
autrement que jeunes

2 commentaires sur “Bleu de demeure

Ajouter un commentaire

Répondre à Gabrielle Segal Annuler la réponse.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑