
Tu dirais qu’il n’y a rien d’immobile
même ce qui ne bouge pas avance
les yeux ne voient pas tout
le cœur dans la poitrine avance
certains diraient
seul l’amour se déplace
ceux-là qui ont aimé
comme on apprécie un paysage
par la fenêtre du train
les mêmes diraient
la main qui écrit efface le mouvement
tu dirais que c’est faux
tu dirais que tout bouge
avenirs
souvenirs
tu te demanderais Sommes-nous dans ou hors
la tête posée sur les seins de celle qui porte le voyage
Illustration du texte : ©Pan Yuliang, "Nu assis", 1953, huile sur toile, 33 x 46,4 cm, © Musée Cernuschi








