première ville reprise tombent en même temps que pluie diluvienne qui creuse lits fluviaux et engorge poumons aériens troupes de négociants déguisés alourdis par tentations de puissance collées sous la plante de leurs pieds comme merde de chien ensauvagé sur place redevenue centrale hâtivement tissent la peau des femmes déplissent avec brutalité les étoffes rétives qui finiront pendues claquées par vents chauds et froids combinés sans que cela fasse tiédeur finiront dans l'estomac des fils abandonnés dans leurs propres maisons ceux-là se mettront à tisser peau de femme avec leurs vomissures donneront nom divin à la ville reprisée dernière ville reprise
une ombre faussement douce
La défait de Son Poids
La laisse comme Nue
comme Mouillée
au centre d’une eau sèche
dans laquelle Elle S’Ébat
en mouvements incessants
de bras et de jambes
sans Avancer jamais
sans Se Noyer non plus
Parée en toute fin
c’est-à-dire au réveil
de bijoux méphitiques
colliers de goémon noir
bracelets de viscères
et chapelet d’yeux cuits
qui les uns et les autres
font odeur des siècles
Je Voudrais que vérité du monde fasse poésie
Je Voudrais que Ma Langue de poésie fasse poèmes
Je Voudrais que Ma main n'ait qu'à les ramasser
pour Toi Haute sur la plus haute
Je Voudrais mentir
Je Voudrais de beauté poétique faire beauté humaine
seulement
Elle
Dit
quand le fruit est si haut
qu'ils ne peuvent l'atteindre
abattons l'arbre ils crient
après qu'ils l'ont fait
il ne s'en trouve aucun
pour cueillir le fruit